Qu’est-ce qu’un vaccin ? Et pourquoi se vaccine-t-on ?

En ce moment, on ne parle plus que de ça : les chercheurs ont trouvé plusieurs vaccins pour lutter contre l’épidémie de coronavirus que nous traversons. Mais c’est quoi, un vaccin ? Et comment ça marche ?

Lorsque l’on tombe malade, notre corps se protège contre les microbes (virus, bactéries…) grâce à ce que l’on appelle le « système immunitaire », qui fabrique des substances pour éliminer ces ennemis. Mais quand le corps rencontre pour la première fois un nouveau microbe, ou qui a légèrement changé, il ne sait pas comment réagir pour se défendre efficacement et les maladies, qui ne rencontrent aucun obstacle, s’installent. C’est ainsi que l’on peut attraper chaque année une nouvelle grippe par exemple. Il s’agit de maux qui ne sont pas agréables mais qui, bien souvent, ne représentent pas vraiment de danger car, très vite, le système immunitaire fabrique de grandes quantités de petits boucliers servant à repousser les microbes. On les appelle les « anticorps ».

Mais certaines maladies, comme la COVID19, sont bien plus agressives pour l’être humain et peuvent mener à la mort. Pour aider l’organisme à se battre efficacement contre ces virus et bactéries, on utilise souvent des vaccins.

Un vaccin, c’est une sorte de médicament qui contient une toute petite quantité ou de petits morceaux de bactéries ou de virus morts ou affaiblis, qu’on appelle « antigènes », et qu’on injecte à l’intérieur du corps. Ces ennemis vont donc pousser l’organisme à enclencher son système de défense mais sans provoquer la maladie. Donc, en injectant ces microbes inoffensifs dans le corps, on prépare ce dernier à une éventuelle future attaque de la maladie pour que, ce jour-là, il soit prêt, bien armé pour reconnaître le microbe, réagir rapidement et éviter que la pathologie ne s’installe.

Comment a-t-on inventé le vaccin ?

Déjà dans l’Antiquité, on avait remarqué que les personnes atteintes par certaines maladies ne tombaient pas malades une deuxième fois. Au 17e siècle, alors que la variole faisait de très nombreuses victimes, on tenta déjà de se protéger de cette pathologie en injectant dans le corps de certaines personnes… le pus des boutons apparus sur la peau des victimes de la variole. L’idée était absolument dégoûtante, mais elle n’était pas mauvaise ! Un siècle plus tard, un médecin anglais, Edward Jenner, fit une importante découverte. Il constata d’abord que la « vaccine », une maladie attrapée uniquement par les vaches, ressemblait étrangement à la variole, contractée, elle, par les humains. Il se rendit compte ensuite que les fermiers qui travaillaient quotidiennement près de leurs vaches n’attrapaient jamais la variole. Il tenta alors une folle expérience : il contamina une personne avec la vaccine en glissant ce microbe sous sa peau, puis essaya de lui faire attraper la variole, sans succès. La personne semblait bien protégée. On décida donc d’appeler cette méthode la « vaccination ».

Les vaccins se sont ensuite multipliés, ont évolué sont aujourd’hui nombreux et très fréquemment pratiqués !