Curio Junior : Les vétérinaires

Les vétérinaires

Ces héros des animaux

Si tu aimes les animaux, peut-être rêves-tu de devenir vétérinaire plus tard…

C’est en effet un très beau métier ! Tout comme les médecins, les vétérinaires sauvent chaque jour de nombreuses vies. Grâce à eux, nos chiens, nos chats, nos lapins ou encore nos poissons rouges sont en pleine santé. 

Aujourd’hui, on ne pourrait plus s’en passer ! Mais ont-ils toujours existé ? 

Il y a très très longtemps...

« Vétérinaire » vient du latin « veterinārĭus », qui signifie « être en rapport avec les bêtes de somme ». (Une bête de somme, c’est un animal qui est utilisé par l’Homme pour transporter des choses.)

Dès que nos ancêtres préhistoriques ont domestiqué les animaux, ils ont dû être attentifs à leur santé car ces animaux avaient beaucoup de valeur pour le clan.

Stèle du code d'Hammurabi

Des recherches montrent que nos ancêtres savaient certainement déjà castrer les animaux (leur retirer la possibilité de se reproduire), soigner des abcès ou des membres cassés.

À Babylone, on a retrouvé des lois vieilles de 4000 ans, connues sous le nom de « code d’Hammurabi » (un roi de l’époque), qui parlent de soins aux animaux. Et on peut te dire qu’à l’époque, on avait plutôt intérêt à réussir à soigner son animal, ça ne rigolait pas ! La preuve…

Si le médecin des bœufs ou des ânes a traité d’une plaie grave un bœuf ou un âne et l’a guéri, le maître du bœuf ou de l’âne donnera au médecin pour son salaire un sixième d’argent. S’il a traité un bœuf ou un âne d’une plaie grave et a causé sa mort, il donnera le quart de son prix au maître du bœuf ou de l’âne.

Jeu n°1

Jeu des puces

Voilà un jeu qui va mettre ta rapidité et ta précision à rude épreuve !

  • Sers-toi d’une perforatrice et fais plein de petits trous dans du papier de brouillon de couleur foncée.
  • Les petits confettis que tu obtiendras représenteront les puces. Dépose-les toutes sur le grand chien en papier.
  • Chaque joueur doit prendre une pince à épiler (demande à tes parents).
  • Le but du jeu est de récupérer le plus de puces avec ta pince à épiler en un temps déterminé.
  • Celui ou celle qui, à la fin du temps imparti, aura récupéré le plus de puces aura gagné !

Et ensuite ?

Dans l’Égypte des pharaons, on retrouva sur des papyrus des dessins d’un homme aidant une vache à mettre son veau au monde, des conseils pour soigner des chiens et même la manière de soigner les yeux du bétail (un ensemble d’animaux élevés pour l’agriculture)…

En Inde, il y a 2300 ans, il y avait des endroits pour soigner non seulement les Hommes, mais aussi les animaux. De nombreux textes décrivent les maladies des éléphants comme des chevaux et leurs traitements.

Dans son livre « Historia animalium », Aristote, qui vivait aussi il y a 2300 ans, parle de toutes sortes de maladies et, entre autres, du tétanos du cheval, de la rage du chien ou encore de la pneumonie du bœuf.

Les Romains connaissaient eux aussi les maladies du bétail. Les camps romains comportaient un « valetudinarium » pour les soldats blessés ou malades, et un « veterinarium » destiné aux chevaux, et placé à proximité des forges (les ateliers des forgerons, qui chauffent le métal).

L'info "waouw"

Le nom de Winnie l’Ourson vient d’un vétérinaire canadien, qui avait offert cet animal à la ville de Londres pour le mettre dans son zoo. Ce vétérinaire était né à Winnipeg. Il raccourcit le nom de cette ville en Winnie, ce qu’il trouvait plus mignon. Winnie l’Ourson a donc vraiment existé et c’est grâce à Alan Alexandre Milne, qui allait souvent le voir au zoo avec son fils, qu’il est devenu un célèbre personnage de roman avec ses amis Porcinet, Tigrou et Bourriquet… qui, eux, n’ont pas existé !

Durant tous ces siècles, même si l’on connaissait les maladies, on ne savait bien entendu pas d’où elles venaient, ni chez l’Homme, ni chez l’animal. On savait juste qu’il y avait certaines choses à faire face à celles qui étaient contagieuses. On savait aussi que certains animaux pouvaient transmettre des tares (des défauts) à leurs petits, on connaissait des plantes qui soignaient et certains gestes de chirurgie comme, par exemple, réduire une fracture.

C’était un bon début !

Les vétérinaires et le christianisme

Chez nous, l’arrivée du christianisme a changé les choses.

Selon cette religion, l’être humain est doté d’une âme immortelle, ce qui n’est pas le cas de l’animal. Il n’était donc pas nécessaire de lui prodiguer des soins médicaux selon les croyants.

À cause de cela, pendant des siècles, seules les personnes qui avaient un rapport avec les animaux au travers de leur métier, comme les maréchaux-ferrants (qui font les fers à cheval), les bergers, les vachers (ceux qui s’occupaient des vaches) ou encore les forgerons, « soignaient » ces animaux comme ils pouvaient, sans avoir fait aucune étude, avec très peu de connaissances et très peu de compétences. 

Ils utilisaient des soi-disant traitements, des remèdes « de grand-mère » ou de charlatans mais dont personne ne savait s’ils fonctionnaient.

Et la plupart du temps, tu t’en doutes, ça ne fonctionnait pas du tout…

C’est vers 1700 qu’on commença à comprendre qu’il fallait donner des soins particuliers à nos animaux.

D’abord pour une question militaire. Il fallait pouvoir soigner des chevaux et, surtout, avoir les moyens d’en élever beaucoup pour remplacer ceux qui avaient été tués durant les combats. 

De plus, à cette époque, le bétail se déplaçait énormément, soit parce qu’il était emmené par les armées pour servir de nourriture aux soldats, soit parce qu’en fuyant les combats, les gens l’emmenaient avec eux. Cela favorisait les maladies dans les troupeaux.

Puis plusieurs grandes épidémies touchèrent les troupeaux de manière répétitive. On comprit alors qu’il fallait des spécialistes pour lutter contre ces maladies animales.

Jeu n°2

Cocotte-codaaac !

À tes ciseaux ! Crée ta propre cocotte avec des questions super rigolotes pour défier tes parents, tes frères ou tes sœurs !

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Et si tu veux en créer d’autres, voici quelques idées…

Première école

C’est en 1762 qu’une première « École pour le traitement des maladies des bestiaux » ouvrit ses portes à Lyon.

Les élèves devaient être habitués à manier les chevaux. Ils étaient donc presque tous fils de paysans ou de maréchaux-ferrants. La plupart d’entre eux savaient à peine écrire et compter, ce qui leur attira beaucoup de moqueries. Ils ne pouvaient ainsi pas devenir officier s’ils entraient comme vétérinaires dans l’armée.

Avec le temps, ces vétérinaires devinrent de plus en plus cultivés et performants. Ils devinrent les scientifiques que tu connais aujourd’hui, de véritables docteurs pour animaux.ᐧ

Dans la peau d'un vétérinaire..

Le savais-tu ?

Les humains ne sont pas les seuls à pouvoir être vaccinés. La peste bovine, une maladie qui a tué énormément de vaches, a été totalement éliminée en 2011 grâce à une importante vaccination des vaches. Ouf !

Les animaux, ces gros gloutons !

Souvent, les vétérinaires sont appelés en urgence… parce que des animaux ont englouti de bien drôles d’objets… 

Mais pourquoi ont-ils cru que c’était comestible ?!

Voici quelques exemples d’objets insolites avalés par nos compagnons à quatre pattes… 

Des lumières de Noël avec les fils et les ampoules, des rubans de fête, une petite culotte, des chaussettes, un rouleau de film alimentaire, des lacets, des balles de caoutchouc, une aiguille et du fil à coudre, du fil dentaire, une moitié de brosse à cheveux et des élastiques !

Mais il y a plus fou encore…

En 1978, un dauphin d’un centre aquatique américain avala une grande vis (ouille !) qui resta coincée dans sa gorge. Les vétérinaires n’ont pas voulu l’opérer, car cela était trop dangereux. Ils ont donc fait appel à un basketteur très célèbre, Clifford Ray, connu pour ses très longs bras, pour plonger la main dans la bouche de l’animal. Le dauphin a survécu et les vétérinaires ont, depuis, eu de plus en plus recours à des hommes de grande taille pour les aider.

Mais il faut reconnaître que l’Homme ne les a pas aidés… Auparavant, la nourriture pour chiens et chats était principalement composée de restes que les humains ne pouvaient pas manger. On y retrouvait même parfois des produits très mortels pour les animaux, mais en très petite quantité (donc les animaux ne risquaient pas de mourir). Il a fallu que les vétérinaires se battent pour que, dorénavant, la nourriture pour animaux domestiques soit toujours faite à base de produits dont l’origine est connue… Et heureusement pour nos petits chouchous !

Psst ! Si tu veux en savoir plus sur l'incroyable sauvetage du dauphin, regarde les images ci-dessous !

Jeu n°3

Cris d'animaux

Les cris d’animaux, tu connais. Le chat fait “miaaou”, le chien fait “waf-waf”, le coq fait “cocorico”…

Mais savais-tu qu’en fonction des langues, ces cris ne sont pas les mêmes ?

Pourras-tu relier chaque cri à l’animal qui le produit ?

Réponses épisode “Le chocolat” :

Les spécialités belges

Les spécialités belges sont la gaufre de Bruxelles, les moules, les tomates aux crevettes, le boudin blanc, et le poulet aux pruneaux.

Les pâtes alle vongole viennent d’Italie, les sushis viennent du Japon, la paëlla vient d’Espagne, le boeuf bourguignon vient de France et les Nouilles d’Asie.

Quiz

1) Un Belge mange environ…
– 8 kg de chocolat par an
– 1 kg de chocolat par an
– 100 kg de chocolat par an

2) Pour améliorer le goût très amer du chocolat, les Espagnols ajoutèrent du sucre de canne et…
– Du poivre
– De la cannelle
– De la vanille

3) En Belgique, les premières traces de chocolat ont été retrouvées…
– A Bruxelles
– A Gand
– A Waterloo

4) Comment s’est appelé le chocolat crée par Neuhaus ?
– La praline
– La sucette
– Le délichoc

5) Antoine Jacques a inventé…
– L’emballage du chocolat
– Les bâtons de chocolat
– Les céréales au chocolat