Curio Junior : Le temps qui passe

Le temps qui passe...

... comment a-t-on commencé à le calculer ?

T’arrive-t-il parfois, tout comme le lapin d’Alice aux pays des merveilles, d’être en retard et de courir après le temps ?

Le temps te semble-t-il parfois particulièrement long ? As-tu parfois envie qu’il passe plus vite, peut-être lorsque tu attends quelque chose avec beaucoup d’impatience ? Ou, au contraire, lorsque tu vis un moment difficile et que tu aimerais qu’il soit déjà fini ?

Eh bien, nous aussi ! Du coup, on a voulu comprendre comment nos ancêtres ont commencé à calculer ce temps qui passe… 

Un petit voyage dans le temps, ça te tente ?

Les premières mesures du temps

L’Homme s’est toujours préoccupé de la mesure du temps qui règle ses activités. C’est pour cela qu’il a cherché à se repérer dans le temps.

Aujourd’hui, il n’y a rien de plus simple que de connaître l’heure et la date. Il te suffit de jeter un œil sur ta montre ou sur le calendrier.

Mais nos ancêtres, eux, n’avaient pas d’idée précise du temps. Il a bien fallu les inventer ces précieux outils de mesure !

Ils distinguèrent d’abord deux « types de temps ».

Chaque jour, ils voyaient le soleil monter dans le ciel puis descendre pour faire place à la nuit. C’était leur « temps court », l’équivalent de ce qu’on appelle aujourd’hui une « journée » donc.

 

Mais il y avait aussi le temps plus long, celui, par exemple, des plantes qui d’abord fleurissent, puis donnent leur fruit, puis jaunissent et perdent leurs feuilles, ce qui était le signe de l’arrivée du froid. De cette façon, nos ancêtres découvrirent la succession des saisons et ils comprirent qu’à chaque fois qu’une de ces périodes revenait, il s’était passé un long moment… 

La naissance de l'année

Quand il commença à observer le ciel pendant la nuit, l’Homme comprit quelque chose de nouveau grâce à la lune. En effet, il vit que la lune évoluait : d’abord sous forme de mince croissant, elle augmentait un peu chaque jour, jusqu’à ce qu’elle devienne une boule complète, bien ronde. Elle se remettait ensuite à diminuer petit à petit, jusqu’à atteindre à nouveau l’état de fin croissant. Intrigué par cette découverte, l’Homme compta combien de fois cette étrange chose se passait durant ce « long temps », la saison, et il compta que, durant les 4 saisons, il pouvait voir douze fois la lune entièrement. Il y avait donc douze pleines lunes.

C’est donc de cette manière qu’il divisa son temps long : non plus seulement en quatre saisons, mais aussi en pleines lunes qui apparaissaient et disparaissaient. Son temps long, l’année, fut donc divisé en douze périodes : les mois.

Toujours aujourd’hui, nous divisons notre année en 12 mois. D’ailleurs, le mot « mois » viendrait du grec « mene », qui signifie « lune ».

Après cette découverte, quand il partait à la chasse, l’Homme disait « je reviendrai dans deux soleils », ce qui voulait dire deux jours. Quand il faisait un long voyage, il disait « je reviendrai dans une ou deux pleine(s) lune(s). Il voulait dire qui serait absent un mois ou deux. Tu comprends ?

En bref...

Pour être sûr que tu aies bien compris, voici un petit résumé en vidéo !

Un premier calendrier fait de pierres

Nos ancêtres remarquèrent aussi que le soleil ne projetait pas la même ombre sur la terre selon les différentes périodes de l’année. L’ombre du soleil durait plus longtemps durant la saison froide que durant la saison chaude.

Du coup, pour se créer des repères, ils plantèrent un bâton dans le sol et posèrent une pierre à l’endroit précis où arrivait l’ombre de ce bâton à midi pendant la saison où les feuilles apparaissaient (le printemps). Ils firent ensuite la même chose avec l’ombre du bâton durant la période où les fruits étaient mûrs (en été), durant la période de la chute des feuilles (l’automne) et durant la période de grand froid (l’hiver).

Grâce à cela, en observant jusqu’où arrivait l’ombre sur le sol marqué de ces pierres, notre ancêtre pouvait par exemple savoir s’il était temps de semer ou, au contraire, s’il devait se préparer à l’hiver. Le premier calendrier était né.

Petit à petit, la mesure du temps et l’étude du ciel sont devenus une sciences mystérieuse réservée aux sorciers, puis aux prêtres et, enfin, aux savants.

À partir de cette époque, l’Homme n’allait plus pouvoir être en retard… malheureusement pour toi !

365 jours déjà en Égypte antique

L’année des Égyptiens, il y a 5000 ans, comptait déjà 365 jours.

Le calendrier de l’Égypte antique était basé sur les crues de son célèbre fleuve, le Nil. Une crue, c’est une forte élévation du niveau de l’eau. Et cette crue avait lieu une fois par an, l’été. Cette crue du Nil apportait dans les champs des Égyptiens le limon noir, une sorte d’engrais naturel qui permettait d’avoir de bonnes récoltes. Le calendrier des Égyptiens était donc basé sur cette importante arrivée d’eau et d’engrais. Il permettait de prévoir les travaux agricoles de l’année.

Pour les Égyptiens, une année, c’était le temps entre deux crues du Nil, le temps nécessaire pour une récolte.

Leurs douze mois étaient, quant à eux, découpés en trois saisons de quatre mois. La première saison (sha) correspondait au début de l’inondation du Nil, la seconde (per) était celle où l’on semait, et la troisième (shemou), celle des moissons. 

La journée de 24 heures

La division du temps de manière précise est d’origine égyptienne (encore eux !)

Les Égyptiens de l’Antiquité commencèrent à mesurer le temps aussi la nuit, quand le soleil n’était pas visible. Ils le firent sur base de la première étoile que l’on voyait juste avant le lever du soleil, puis celle que l’on voyait avant celle-là et ainsi de suite, en remontant tout au long de la nuit jusqu’au coucher du soleil.

Ils le firent avec des étoiles qui se voyaient bien et facilement durant la nuit et ils en choisirent 12. Elles constituaient une sorte de quadrant dans le ciel qui permettait, en fonction de l’étoile que l’on voyait, de savoir quelle heure il était.

La nuit était donc divisée en 12 périodes, qui sont devenues nos 12 heures de nuit. Et comme ils avaient divisé la nuit en 12, ils firent la même chose pour la journée.

C’est ainsi qu’est née la journée de 24 périodes, même si, à l’époque des Égyptiens, toutes ces périodes, toutes ces « heures » dirions-nous maintenant, n’avaient pas la même durée, car toutes les étoiles ne restaient pas visibles durant le même temps.

Ce système de 24 heures nous a été transmis par les Grecs et les Romains.

Mais il n’est pas toujours possible de voir les étoiles ou le soleil à cause des nuages. Du coup, l’Homme inventa des machines pour mesurer le temps qui passe et qui sont devenues nos montres et nos réveils.

Le savais-tu ?

Pourquoi compte-t-on les minutes et les secondes par 60 ?

À cause des astronomes de Babylone ! En réalité, ils n’utilisaient pas notre système décimal, c’est-à-dire qu’ils ne comptaient pas par 10.

Pour eux, à l’époque, le plus facile, c’était de compter de 60 en 60. Cela leur était venu en comptant avec les doigts de leur main.

En effet, comme certains autres peuples, ces savants avaient pour habitude de compter leurs phalanges à l’aide de leur pouce. Ainsi, ils faisaient défiler le pouce d’une main sur chacune des phalanges des 4 doigts (le pouce étant replié) de l’autre main. Chaque doigt ayant trois phalanges, cela fait donc 60.

Les astronomes ont donc divisé l’heure en 60, ce qui a donné les minutes, qui elles-mêmes ont été divisées en 60 unités, les secondes.

Les origines de la semaine

Les Égyptiens, les Chinois et les Grecs groupaient les jours par 10, c’est-à-dire en décades. Les premiers à parler d’une semaine de sept jours furent les Hébreux.

Leur calendrier tenait compte des changements des phases de la lune : nouvelle lune, premier quartier, pleine lune, dernier quartier. Or, chacune de ces phases dure sept jours.

« Semaine » est un mot qui vient du latin « septimana », qui signifie un groupe de 7 jours.

Dans notre calendrier, les jours portent chacun un nom différent. Ces noms ont été donnés par rapport à des dieux romains de l’Antiquité, ou aux 7 « planètes » alors visibles dans le ciel, « dies » signifiant « jour » en latin.

Lundi, « Lunae dies », était le jour de la Lune 

Mardi, « Martis dies », était le jour de Mars

Mercredi, « Mercurii dies », était le jour de Mercure

Jeudi, « Jovis dies », était le jour de Jupiter

Vendredi, « Veneris dies », était le jour de Vénus

Samedi, « Saturni dies », était le jour de Saturne

Dimanche, « dies dominicus », le « jour du Seigneur ». Les catholiques changèrent le jour du soleil (Solis dies) en jour pour leur seigneur.

Pourquoi fête-t-on le nouvel an le 1er janvier ?

Le nouvel an est certainement une des fêtes les plus anciennes de l’humanité. Il fallait remercier la nature et les dieux de la renaissance de la végétation et du retour des récoltes.

Les plus anciennes traditions du nouvel an remontent à l’Égypte des pharaons, aux fêtes du retour des crues du Nil qui permettaient de nouvelles récoltes.

À Rome, le nouvel an, comme partout ailleurs, était célébré au printemps et dédié au dieu Mars, le dieu agricole et guerrier. Il était donc célébré lors de notre mois de mars actuel.

Mais en 46 avant notre ère, Jules César, qui aimait mettre sa marque sur tout, décida de changer. Dorénavant, ce serait le 1er janvier qui serait le Jour de l’An.

En changeant ainsi si brutalement cette date, pour rattraper le décalage, il aurait fallu faire une année de 445 jours ! Mais bon, quand on s’appelle Jules César…

Pourquoi en janvier ?

Parce que c’est le mois de Janus, le dieu des portes et des commencements.

C’est de là nous vient une particularité de notre calendrier : « septembre », qui vient du latin « september », signifie « septième ». À l’époque des Romains, avant que Jules César n’effectue ce changement, « September » était le septième mois du calendrier. Mais en imposant le premier jour de l’année le 1er janvier, et en décalant donc le début de l’année deux mois plus tôt, il est devenu notre neuvième mois, de la même manière qu’octobre, « octo », le huitième mois, est devenu le dixième mois, novembre, le neuvième, est devenu le onzième mois, et décembre, le dixième des Romains, est devenu notre douzième mois.

Le savais-tu ?

Le calendrier que nous utilisons et que tu connais bien n’est en fait pas le seul qui existe dans le monde.

En effet, certains calendriers, comme le calendrier musulman, se construisent sur base de la lune et non du soleil, comme le nôtre. Leur année compte alors 354 ou 355 jours et est décalée d’une dizaine de jours par rapport à l’année solaire. Résultat, les fêtes musulmanes ne tombent jamais exactement à la même date et traversent les saisons.

D’autres calendriers se basent à la fois sur le soleil et sur la lune. C’est notamment le cas du calendrier hébreu, encore utilisé pour fixer les fêtes juives, ou le calendrier chinois. C’est pour cette raison que les Chinois ne fêtent leur nouvel an que bien après nous !

D'où vient le mot "calendrier" ?

Dans la Rome de l’Antiquité, on appelait « calendes » les premiers jours de chaque mois.

Ces jours-là, les gens devaient payer leurs dettes inscrites dans les « calendaria », les livres dans lesquels on inscrivait les comptes, et qui sont à l’origine du notre mot calendrier.

Les instruments de mesure du temps

Aujourd’hui, nous disposons de très nombreux outils pour mesurer le temps qui passe.

Les connais-tu tous ?

C'est l'heure du quiz !

Sans aller relire le texte ci-dessus, tente de répondre aux questions suivantes.

Si tu as lu attentivement, tu devrais pouvoir répondre les doigts dans le nez !

(Psst ! Si tu as un trou de mémoire, aide-toi du texte quand même !)

Nos ancêtres calculèrent une année en observant…

C'est juste 🙂 Faux 🙁

Le premier calendrier fut inventé à l’aide…

C'est juste 🙂 Faux 🙁

Le calendrier égyptien se basait sur…

C'est juste 🙂 Faux 🙁

Les astronomes de Babylone comptent par 60 parce que…

C'est juste 🙂 Faux 🙁

Les noms de jours ont été donnés sur base des noms de…

C'est juste 🙂 Faux 🙁

Le temps
Oups…

Pas mal…

Super !

Parfait !

Le temps d'une expression...

Tu ne le sais peut-être pas mais il existe en français de très nombreuses expressions que l’on utilise en parlant chaque jour et qui ont un lien avec le temps qui passe.

Parviendras-tu à les compléter ? Et à en trouver le sens ?

Chercher midi à………….. heures.

Avoir le………….. long.

Une……………….. ne fait pas le printemps.

Noël au……………, Pâques au tison.

À la sainte Catherine, tout…………… meurt ou prend racine.

Quand les poules auront des………….

Ça fait des……………

À la………………… Ghlinghlin.

Tous les 36 du…………….

Deux des expressions ci-dessus ont la même signification. Desquelles s’agit-il ?

Au fil des saisons

Replace les évènements représentés ci-dessous par les symboles dans la case de la saison durant laquelle chacun se déroule.

Réponses épisode “Les vêtements” :

  1. Un anglicisme est…
    o Un mot anglais traduit en espagnol
    o Un mot français utilisé en anglais
    o Un mot anglais utilisé en français
  2. Les termes « jogging » et « training » désignent un survêtement…
    o En anglais uniquement
    o En français uniquement
    o En anglais et en français
  3. Le mot « shirt » en anglais signifie…
    o Chemise
    o Pull
    o Débardeur
  4. Le mot « top » vient du mot anglais « top » qui veut dire…
    o Bas
    o Haut
    o À côté