« Tu veux une claque ? »

« Tu veux une claque ? »

« Une petite claque n’a jamais fait de mal à personne », « Moi, je recevais une fessée de temps en temps, je n’en suis pas mort… », « Moi de mon temps… » STOOOOOOOOOOP !

Le passé est passé : on sait maintenant que les gifles, les fessées, les secousses, les pincettes et autres petites claques ont un effet négatif sur le développement psychosocial des enfants.

Un enfant a besoin de se sentir en sécurité pour se développer et s’épanouir. Or, c’est avant tout auprès de ses parents qu’un enfant va puiser les ressources pour construire sa confiance en soi.

Une gifle, une fessée ou claque, en plus de provoquer un sentiment d’insécurité auprès de l’enfant, ne lui apportera rien de positif, qu’une obéissance à court terme. Il n’apprendra pas de son erreur et la réitérera plus tard.

C’est parti tout seul !

Sous la tension ou l’énervement, certains parents peuvent laisser partir une claque ou, au contraire, la donner en pensant que cela résoudra la situation ou qu’ils pourront récupérer un certain contrôle.

Dans le premier cas, le parent peut regretter son geste immédiatement et s’en vouloir de s’être laissé emporter. Le mieux est alors d’expliquer à l’enfant qu’on a fait une erreur, qu’il ne faut en aucun cas faire ce genre de chose et s’excuser auprès de lui, en lui promettant de ne jamais recommencer.       
Évidemment, cette situation ne doit en aucun cas se reproduire et des spécialistes peuvent vous venir en aide pour la gestion de votre colère.

Dans le second cas, il faut savoir que lorsqu’un enfant subit une punition corporelle, il perd confiance en lui et développe un manque d’estime de lui-même. Il peut même développer de l’anxiété, une certaine agressivité et un sentiment de révolte. Cela peut également le mener à penser que la violence résout les problèmes et l’amener à devenir lui-même un adulte violent.

Mais comment faire pour qu’il obéisse ?

Un enfant a besoin de règles claires et adaptées à son âge ; autrement dit, à sa maturité. Par exemple, il est idiot d’exiger d’un nouveau-né qu’il ne jette pas sa tétine à terre : il ne comprend pas encore le lien de cause à effet je lâche ma tétine, elle tombe.

De même, une bêtise de votre enfant peut être involontaire ou de nature à tester les limites : je renverse mon bol de céréales sans faire exprès ou je renverse mon bol de céréales, car je trouve cela rigolo et veux voir si je peux le faire.

Il est important, dans ce genre de situation, de punir l’enfant de façon proportionnelle à sa bêtise et de façon à ce qu’il apprenne pourquoi il ne doit plus la faire : Tu renverses ton bol sans faire exprès, ce n’est pas grave ! Je vais t’aider à ramasser et à nettoyer, mais il faudra faire plus attention la prochaine fois. 

Si par contre, il l’a fait exprès, exprimez-lui clairement que ce qu’il a fait est mal, et que son comportement n’est pas acceptable. Cette réaction spontanée est à privilégier plutôt que d’attendre, de prendre sur vous et de risquer d’exploser à un autre moment.

Quel est le type de punition adaptée pour les enfants ?

Les punitions réparatrices sont les plus constructives, puisque l’enfant, en devant réparer sa faute, comprend en quoi la situation qu’il a causée est problématique.

La patience est une vertu

Voici quelques astuces pour faire preuve d’autorité sans sombrer dans les actes violents :

  1. Surtout, gardez patience et ne vous énervez pas si vous devez réexpliquer les règles plusieurs fois. Gardez à l’esprit que les enfants ont besoin d’entendre les règles pour les assimiler, même si ce n’est pas toujours évident pour les nerfs.
  2. Si la tension monte trop, n’hésitez pas à passer le flambeau à votre conjoint ou à d’autres personnes qui s’occupent de votre enfant : vous n’êtes pas le mauvais flic.
  3. Veiller à ce que les personnes de votre entourage adoptent le même discours auprès de votre enfant, il l’assimilera d’autant mieux.
  4. Encore une fois, vous êtes le modèle sur lequel votre enfant va se calquer tout au long de son évolution, lors de son enfance et également à l’âge adulte. Une relation basée sur le respect et non sur la peur de recevoir un coup lui permettra de grandir en se responsabilisant sans porter atteinte à son estime de soi.

Ces quelques suggestions vous permettront de développer une relation beaucoup plus forte avec lui, même si elle s’avère parfois un peu houleuse (notamment à l’adolescence). Vous deviendrez le pilier sur lequel il pourra s’appuyer tout au long de sa vie.

Si malgré ces conseils, vous éprouvez des difficultés avec votre enfant, que son comportement vous pousse réellement à bout, demandez de l’aide extérieure : de nombreux spécialistes peuvent vous aider à résoudre ce genre de conflit et vous aider à vivre sereinement la vie de famille que vous méritez !