Parents overbookés, 5 astuces pédagogiques pour stimuler l’intellect de vos enfants – astuce n°4

Parents overbookés, 5 astuces pédagogiques pour stimuler l'intellect de vos enfants

On court, on court toute la sainte journée, entre le boulot, la logistique domestique, les devoirs et autres obligations parentales. Avec parfois le sentiment de ne pas avoir assez de minutes dans une journée pour accomplir l’ensemble des tâches requises. Le temps que l’on aimerait consacrer aux enfants, et plus particulièrement à leur épanouissement personnel, peut nous sembler insuffisant, surtout en matière d’apprentissage. Avouons-le, le stress parental est une réalité. Mais si certains reportent la faute sur les agendas trop chargés, il est possible de nuancer et d’adopter un point de vue plus positif, en considérant la volonté de bien faire des parents dans une routine qui les dépasse. L’enfer est pavé de bonnes intentions !

Une préoccupation majeure de parents, et de grands-parents, n’est-elle pas d’offrir à son.es enfant.s les outils et les connaissances nécessaires pour les aider au mieux à s’épanouir dans un avenir imprévisible ?

Nous ne sommes pas tous nés pédagogues et nul n’a le pouvoir de prédire l’avenir, mais, en tant que parents, nous aimons encourager nos enfants à développer des compétences non techniques qui leur seront essentielles pour vivre une vie heureuse au XXIe siècle.

Chaque semaine, www.jereussis.be vous délivrera une astuce simple qui vous aidera à développer le potentiel d’apprentissage de vos enfants et à les mettre sur la bonne voie pour une vie heureuse, quelle que soit la voie professionnelle qu’ils choisissent.

Des études sur le développement du cerveau menées par des experts de l’enfance chez Scholastic ont montré que l’essentiel des compétences non techniques de résolution de problèmes et de pensée latérale se développe dans le cerveau de nos enfants entre l’âge de 1 et 8 ans. Il en résulte qu’en tant que parents, nous ne disposons que d’un nombre limité d’opportunités pour offrir à nos enfants le meilleur départ possible dans la vie.

Si, comme les études semblent l’indiquer, la petite enfance a une grande influence sur le succès futur d’un enfant, pourquoi ne pas appliquer ces préceptes au jour le jour ? 

Astuce n°4 : procurez-leur un environnement émotionnellement stable

« L’un des plus grands indicateurs de réussite académique est la stabilité émotionnelle du domicile. » — John Medina.

Une étude australienne explique que « la qualité de l’environnement d’apprentissage au sein du domicile lors des trois premières années de la vie d’un enfant influence le développement intellectuel de 4 à 5 ans, mais aussi la réussite à l’école et après». Quand les enfants se sentent en sécurité, ils ont davantage envie d’apprendre.

Des études menées par la Johns Hopkins School of Education [1] ont montré que les enfants élevés dans des environnements stressants souffrent le plus d’anxiété, ce qui peut réduire considérablement leur capacité à traiter les informations. Moins stressés, les enfants sont plus ouverts à l’exploration, l’expérimentation et l’apprentissage du monde dans lequel ils vivent.

Les enfants sont extrêmement sensibles aux situations émotionnelles, alors la prochaine fois que vous êtes sur le point de vous disputer avec votre partenaire ou un membre de votre famille, essayer de ne pas le faire devant vos enfants, mais plutôt là où ils ne peuvent ni vous voir ni vous entendre.

Le stress émotionnel ne vient toutefois pas uniquement des disputes entre les parents, il peut aussi être provoqué par des situations difficiles à éviter comme l’arrivée d’un nouveau petit frère ou d’une nouvelle petite sœur, un déménagement, un changement d’école ou le décès d’un grand-parent.

Pour être sûr que la capacité d’apprentissage de vos enfants n’en pâtisse pas, il est important qu’en période de stress émotionnel, vous fassiez ces petites choses:

  • rassurer les enfants sur l’amour que vous leur portez grâce à des contacts physiques.
  • expliquez-leur la situation afin qu’ils puissent la comprendre.
  • essayer de limiter les changements au sein de leurs environnements et de leurs routines.
  • redoubler d’affirmations positives quand ils se comportent bien.

[1] Une des neuf divisions académiques de l’université Johns Hopkins aux États-Unis.

– Laetitia Mespouille