Les groupes WhatsApp : les 10 règles de bienséance pour les parents

Les groupes WhatsApp : les 10 règles de bienséance pour les parents

Les parents aussi se mettent à la page, et adoptent avec beaucoup de facilité les nouveaux outils de communication dans le secteur scolaire. Non pas pour perdre son temps en discussion sur les réseaux sociaux, mais pour gagner en efficacité sur des journées rythmées par le travail, l’école, les devoirs, les activités des uns et des autres et le management… des activités domestiques. Mais débuter sur les réseaux sociaux c’est prendre le risque de commettre quelques faux pas. Aussi, comment se comporter lorsqu’on communique via WhatsApp avec d’autres parents ? Il faut faire attention aux nétiquettes : voici les 10 conseils de la Social Media Manager Letizia Palmisano.

Il n’y a rien de plus facile et pratique que la création d’un groupe WhatsApp pour rester en contact avec les autres parents. Une feuille manquante dans un cours ? Recherche de costumes pour la fancy-fair ? Ou retard sur la route ? Un message rapide sur le groupe WhatsApp et les solutions arrivent en quelques minutes.

Il faut cependant faire attention à ne pas oublier ce qu’on appelle les nétiquettes, à savoir les règles (non écrites) de bienséance sur internet. Letizia Palmisano, journaliste, maman et auteure de l’ebook Les réseaux sociaux pour les évènements, nous donne quelques conseils pour ne pas se ridiculiser et adopter les bonnes pratiques sur les réseaux sociaux.

1. Gardez à l’esprit l’objectif du groupe WhatsApp

Généralement, on crée des groupes WhatsApp après la première assemblée des parents de la classe pour pouvoir échanger, de manière immédiate et gratuite, des informations utiles concernant l’école et plus précisément de la classe de ses enfants.

S’il est utilisé correctement, c’est un outil irremplaçable. Par exemple, beaucoup de parents ne peuvent pas accompagner ou venir chercher leurs enfants tous les jours ou sont souvent pressés. Grâce aux groupes, ils peuvent obtenir des informations 

importantes comme les dates pour les jours d’assemblée, le menu de la cantine, une communication aux parents, qui amène quoi à la fête de l’école, ou traiter d’une urgence.

Imaginons que le chauffage tombe en panne ou qu’il y ait une grève des transports en commun : il s’agit de situations pour lesquelles on demande parfois aux parents de venir chercher immédiatement leurs enfants. Grâce à un rapide message WhatsApp, on peut prévenir rapidement une grande partie des parents. Les coordinateurs (de classe et/ou des groupes) peuvent signaler aux enseignants qui a répondu, en limitant ainsi le nombre de coups de téléphone à passer pour prévenir le parent, le grand-père ou la baby-sitter. C’est un énorme gain de temps.

2. Ajouter une photo de profil

Cela peut sembler une évidence, mais une des premières choses à faire sur WhatsApp est de créer un profil avec son nom et une photo de soi, pour pouvoir être reconnaissable même quand on est déconnecté.

3. Présentez-vous sur le groupe

Il est fréquent que certains parents ne puissent accompagner ou venir chercher leurs enfants à l’école, ou alors occasionnellement. Dès lors, on dispose rarement des numéros de téléphone des autres parents et à l’exception de la maman ou le papa de Chloé, Jules, Louis et ainsi de suite. Lorsqu’on s’inscrit dans un groupe, il vaut mieux, la première fois que l’on écrit, se présenter en donnant son nom et en indiquant qui est notre enfant. Ensuite, pour les communications importantes, il pourrait être utile de signer avec son nom. En effet, les gens se souviennent difficilement sur leur Smartphone de tous les noms des membres du groupe.

4. Horaires et notifications

Il est de bon ton d’envoyer des messages aux heures « de bureau », en évitant de les envoyer de nuit, car tous les parents n’éteignent pas leurs téléphones. Personnellement, j’ai retiré la sonnerie des groupes, mais je lis régulièrement les messages.

5. Éviter l’effet boomerang

Il ne faut pas se servir de WhatsApp en déformant le but informatif et/ou communicatif, autrement, surtout dans le cas des groupes, l’outil peut devenir un boomerang et ne plus servir à rien. Si le groupe se remplit de spam, les messages importants se perdront, noyés dans une masse de contenus inutiles, et beaucoup de parents finiront par ne plus lire attentivement ce qui est publié.

6. Ne partagez pas des chaines et des contenus non pertinents

Il faut donc éviter les contenus non pertinents, comme les chaines où souvent il est écrit « partager avec vos amis », car on partage ainsi des messages sur tous les réseaux sociaux sans vérifier la source, ce qui entraine souvent un alarmisme inutile. Il faut aussi éviter les contenus qui sont « vrais », mais qui n’ont rien à voir avec le but du groupe. Finalement et sans vouloir défoncer des portes ouvertes, c’est avec un peu de bon sens que vous identifierez lesquels publier : l’affiche d’un spectacle de théâtre pour des enfants de 3 ans, à côté de l’école, peut être utile, mais le lien publicitaire produit par votre compagnie l’est beaucoup moins. En outre, il est préférable d’envoyer des messages écrits et pas des audio.

7. Attention aux vidéos et images non pertinentes

Il faut se souvenir qu’un groupe a été créé dans un but précis : les informations concernant l’école ou la classe. Il est donc préférable de ne pas envoyer des images ou des vidéos, même si elles sont sympathiques ou touchantes, qui ne seraient pas pertinentes.

8. On n’a pas besoin de 100 messages de remerciements : limitez-les !

Les messages de remerciements aussi, bien qu’ils fassent toujours plaisir, devraient être limités ou envoyés directement à la personne concernée. Imaginons qu’une information utile ait été communiquée : si 20 (ou plus) parents devaient tous remercier et que la personne concernée devait répondre à chaque fois, on obtiendrait l’effet des spams.

9. Rappelez-vous que le groupe n’est pas un chat privé

Les messages qui concernent seulement une petite partie des parents ne devraient pas être publiés sur le groupe, mais communiqués de vive voix ou en message privé. Il ne faut donc par exemple pas publier la recette du dernier mojito à la mode parce qu’en parlant devant l’école avec une autre mère, elle nous l’a demandée.

10. Évitez de vous disputer

Le fait de respecter ces conseils permet aussi d’éviter (ou au moins de réduire) les incompréhensions. Si, malgré les bonnes résolutions, certains des membres commencent à se disputer, il vaut mieux que les parents n’alimentent pas la dispute. N’importe qui en revanche peut appeler ou envoyer un message privé à un ou aux deux parents pour essayer de jouer le rôle de médiateur et pour leur suggérer de ne pas se disputer sur le groupe. Dès qu’il le peut, le modérateur du groupe et/ou le représentant de classe devraient intervenir en rappelant que le groupe n’est surement pas le lieu adéquat pour se disputer et en suggérant à ceux qui se disputent de le faire en dehors du groupe (de manière civile). 

En espérant que cela suffise à ramener le calme dans le groupe. En dernier recours, dans le cas où les disputes devaient continuer en rendant le groupe infernal, on pourrait prendre en considération une suspension (peut-être temporaire) de la participation de certains parents au groupe. Mais nous espérons qu’en respectant ces règles de bienséance, cela ne reste qu’une hypothèse peu probable.