Les écoles rurales en Fédération Wallonie-Bruxelles

Les écoles rurales en Fédération Wallonie-Bruxelles

Étant donné la densité de population et le souhait d’offrir un enseignement primaire accessible à tous les domiciles, il existe en FWB, des « écoles de village », des écoles avec peu d’élèves, situées en zone rurale. On peut ainsi y trouver, dans une même classe, des élèves de trois, quatre voire six années différentes, par exemple six élèves de première année, huit de deuxième, quatre de troisième et six de quatrième.

Caractéristiques des écoles rurales

Ces écoles se distinguent par leurs petites infrastructures, peu de classes, un petit réfectoire, une cour de petite taille… Les adultes sont aussi moins nombreux à fréquenter ces locaux, ce qui augmente la connaissance que chacun a des autres et induit donc un lien social important. Plus qu’ailleurs, ces établissements scolaires au centre d’un village sont des moyens puissants d’intégration des enfants (et des familles en général) au sein du milieu de vie.

Le financement des écoles dépendant en partie du nombre d’élèves, elles ont parfois moins de moyens financiers et n’ont pas toujours les possibilités de posséder du matériel audio et vidéo de pointe, mais l’encadrement et le professionnalisme des équipes éducatives n’est pas moindre que dans les autres.

Les bénéfices de l'école rurale

Étant donné l’existence de classes multiniveaux, l’enseignement dispensé donne plus de possibilités d’interactions entre enfants d’âges et de compétences différents. C’est ainsi que les élèves sont plus sollicités pour travailler entre eux, pour s’entraider, pour apprendre mais aussi transmettre aux autres.
Cette proximité rurale donne souvent l’occasion de sorties en nature, durant lesquelles les plus grands seront à la fois une source de questionnement supplémentaire dont les plus jeunes profiteront, et seront aussi en partie responsables des plus petits lors du déplacement par exemple.

Et malgré tout, certaines écoles doivent fermer leurs portes.

Enfin, la chute démographique aux abords de ces écoles, et les pertes de financement qui y sont liées, entraîne la fermeture de certaines d’entre elles. Chaque année les journaux relatent cette expérience de l’une ou l’autre de ces écoles vécue difficilement par les enseignants et les familles qui y sont habitués depuis plusieurs années, et qui la voient fermer.