L’abus d’écran nuit largement à la santé, à consommer avec modération !

L’abus d’écran nuit largement à la santé, à consommer avec modération !

Une étude belge, menée par l’Université d’Hasselt, établit le lien entre la sédentarisation et les risques de développements de maladies cardiovasculaires et du diabète chez nos enfants.

Le projet Limburgse geboortecohort (la cohorte de naissance limbourgeoise) étudie l’impact de l’environnement et des gènes sur la santé d’enfants nés dans le Limbourg. Cette étude se base sur un échantillon de 1700 nouveau-nés dont on suit la santé pas à pas depuis leur naissance.

Dans la pratique, cette étude se base sur la mesure de 2 biomolécules présentes dans notre salive et le lien entre l’indice de masse corporelle (BMI) et la pratique d’activités physiques en dehors des heures d’école. Ces 2 biomolécules, qui portent le joli nom de miR-222 et miR-146a, témoignent par leur présence de l’état de santé de personnes atteintes de maladies cardiovasculaires.

Il ressort de cette étude que les enfants qui passent le plus de temps sur des écrans (écrans d’ordinateur + télévision) et qui, par voie de conséquence, sont plus sédentaires ont à la fois un BMI plus élevé et un taux plus élevé de miR-222 et miR-146a dans leur salive. Alors que les enfants qui pratiquent une activité sportive et passent moins de temps derrière un écran présentent des taux dans la norme. Cette corrélation entre mode de vie et altération dans l’expression de ces deux biomolécules témoignerait de l’impact de la sédentarité sur notre génome et de la prédisposition à l’obésité et aux maladies cardiovasculaires qui en découlent.   

En résumé, plus les enfants passent de temps devant un écran, moins ils bougent et plus ils grossissent. On considère que par dix heures supplémentaires devant l’écran, l’indice de masse corporelle des enfants augmente d’une unité.

Le professeur Tim Nawrot de l’UHasselt explique : À partir de dix heures par semaine devant un écran, on constate un changement dans les cellules des enfants que nous constatons également chez les adultes atteints de diabète ou d’artériosclérose (dégénérescence des artères). Plus l’exposition s’allonge, plus nets sont les changements dans les biomolécules des enfants.

Cette étude, publiée fin mai dans la revue scientifique Scientific Reports, tire la sonnette d’alarme à juste titre. Cependant, il est important de souligner que même si le risque de maladies liées à l’obésité est plus important chez les enfants sédentaires, tous les enfants ne développeront pas nécessairement ces maladies.