La semaine de la mobilité en toute sécurité

Du 16 au 22 septembre, c’est la semaine de la mobilité. L’occasion de laisser la voiture individuelle au garage et de tester un mode de transport un peu plus doux, comme le vélo, la marche et pourquoi pas le jogging, les rollers ou le skate-board. Tout en veillant à notre sécurité sur la route, bien sûr. 

Et si nous profitions du beau temps pour aller à pied ou à vélo conduire nos petits bouts à l’école et nous rendre au boulot ? Du 16 au 22 septembre, c’est la semaine de la mobilité. Le moment idéal pour changer notre train-train quotidien et éviter les embouts’ du matin. Plusieurs initiatives sont organisées à Bruxelles et en Wallonie à cette occasion.

Mais avant d’enfourcher sa bicyclette ou de chausser ses baskets, quelques règles de sécurité à ne pas oublier.

 

Pour les piétons :

Attention à vos petits, parce qu’ils sont… petits. Et donc les automobilistes ne les voient pas toujours. Le mieux, c’est de les garder près de vous, de les faire marcher côté maison et de leur donner la main (condition non négociable pour traverser une route).

Rendez votre enfant visible par les autres usagers de la route. Mettez-leur une veste fluo ou un sac avec bandes réfléchissantes… Selon l’IBSR, un piéton avec des vêtements sombres n’est visible dans la lumière des phares qu’à 20 mètres contre 50 mètres avec des vêtements clairs. Et s’il porte des éléments réfléchissants, le conducteur l’aperçoit à 150 mètres !

  • À quel âge peut-il rentrer seul à pieds ?

La conscience anticipée des dangers se forme aux alentours de 8 ans. À partir de 11 ans environ, les enfants sont capables de bien évaluer les dangers de la circulation. En général, un enfant est suffisamment autonome pour circuler seul à partir de 12 ans, s’il est assez mature pour cela. Parents, à vous de juger et de le coacher sur les sources de dangers…

  • Le tram a toujours priorité

Les passages pour piétons se traversent au feu vert ou après s’être assuré qu’aucune voiture n’arrive à toute vitesse. Si un tram arrive, il faut le laisser passer ! Parce qu’un tram n’a pas les mêmes distances de freinage qu’une voiture, qu’il n’a ni le même poids, ni la même adhérence, il a priorité sur tous les autres usagers de la route, y compris quand ceux-ci se trouvent sur un passage protégé, comme les piétons par exemple. Le code de la route est très précis sur ce point, « sauf s’ils y sont autorisés par des feux de signalisation, les piétons ne peuvent s’engager sur un passage pour piétons traversant des rails de tram ou un site propre de tram lorsqu’un tram approche ». À dire et redire à vos enfants.

  • Les mauvaises rencontres

Les dangers de la rue ne se résument pas à la circulation. Vos enfants peuvent aussi être exposés à des ados ou adultes mal intentionnés. Agressions, vol de smartphone… comment leur apprendre à se méfier sans pour autant leur faire percevoir le monde comme angoissant et dangereux ?
« Les enfants sont bien mieux informés qu’avant, confirme la psychologue Myriam Cassen. Sans les rendre paranoïaques, il faut continuer à leur faire passer des messages de prudence. Il faut leur expliquer que certains mots et gestes sont interdits, qu’ils n’ont pas à les subir de la part de qui que ce soit. Il est important de leur apprendre à dire non à des gens qu’ils connaissent ou pas. Il faut les aider à prendre conscience que leur corps leur appartient et que les adultes ne peuvent pas en disposer comme ils le souhaitent… Le message est simple et généralement intégré vers 8-10 ans : ‘Quand je ne connais pas, je ne suis pas’. Et s’ils se font agresser ou racketter, le message est très clair aussi : ‘Tu donnes tout et tu n’essaies pas de répliquer’. Ce n’est pas une attitude lâche, mais une réaction de bon sens. »
Rappelez-lui aussi qu’il n’est pas utile d’exhiber son smartphone ou MP3 dans un lieu public.

 

Pour les cyclistes :

Dès son plus jeune âge, habituez votre enfant à porter un casque. Celui-ci doit avoir la bonne taille et être homologué selon les normes européennes portant le label CE. Il doit couvrir les tempes et être équipé d’un système de fermeture et de réglage des sangles facile à utiliser. Un casque de couleur vive permet d’être mieux vu dans la circulation.

Si votre enfant a moins de 10 ans, laissez-le rouler sur le trottoir. Tous les enfants de moins de 9 ans qui ont un vélo dont les roues ont un diamètre de 50 cm maximum peuvent rouler sur le trottoir.

S’il a plus de 10 ans, vérifiez ses aptitudes à rouler seul avant de le laisser rouler seul à vélo dans la circulation. Vérifiez qu’il maîtrise son vélo, qu’il démarre sans zigzaguer, qu’il roule droit même à petite vitesse, qu’il puisse ralentir et freiner correctement (sans mettre les pieds à terre), qu’il conserve une trajectoire rectiligne en tendant le bras ou en regardant à l’arrière.
Si tous ces gestes sont acquis, vous pouvez commencer à rouler en rue avec lui. Au début, placez-vous à sa gauche afin que vous rouliez entre lui et la circulation. Quand il aura un peu plus d’expérience, vous pourrez rouler derrière lui. Montrez-lui l’exemple de ce qu’il faut faire, il vous imitera et prendra ainsi de bonnes habitudes.

Si vous habitez dans une grande ville, privilégiez un chemin avec une piste cyclable, même s’il est un peu plus long.

Pour les plus grands sans vélo, il y a à Bruxelles plus de 300 stations de Villo qui permettent de louer un vélo en libre service 24h/24 et 7 jours sur 7. Même service à Namur, appellé le Libia vélo. L’accès à ces services est ouvert aux jeunes dès 14 ans.

Une fois ces quelques conseils en tête, roulez !

Si vous souhaitez vous joindre à un groupe, des tas d’activités sont organisées dans différentes communes de Wallonie jusqu’au 22 septembre et à Bruxelles, avec en apothéose, la grande fête du dimanche sans voiture organisée le 21 septembre 2014.

 

Estelle Watterman

Source: www.laligue.be

Publié le 22 Septembre 2014