Deux, trois, quatre enfants : comment gérer des enfants d’âges différents ?

Bébé + enfants + ado : comment gérer des enfants d'âges différents ?

Votre premier bébé est arrivé il y a maintenant un, deux, trois, cinq ans… et le désir d’en avoir un second pointe le bout de son nez. C’est alors qu’une question essentielle se pose : quel est l’écart d’âge idéal entre deux enfants ? Comment ensuite gérer au mieux des enfants d’âges différents ?

Des enfants d'âges rapprochés

Dans le cas où deux enfants ont trois ans d’écart (ou moins), on considère qu’ils sont rapprochés. Si de nombreux parents choisissent cette option, notamment pour des raisons pratiques (on a les mains dans les couches et les biberons plus ou moins simultanément, tout le travail n’est pas à recommencer ensuite), il n’est néanmoins pas forcément le plus facile à gérer. En effet, moins la différence d’âge sera grande, plus le sentiment de jalousie sera fort. L’enfant a besoin de se sentir unique et d’obtenir toute l’attention de ses parents. De ce fait, des enfants très rapprochés peuvent parfois mal vivre une situation dans laquelle ils seraient constamment associés et comparés à une autre enfant d’un âge proche. Les rivalités peuvent donc vite apparaître. Plus tard, en revanche, des enfants rapprochés développent bien souvent une belle complicité. Ils évoluent et grandissent à un rythme similaire et traversent les différentes étapes importantes de la vie d’un enfant et d’un adolescent à peu de temps d’intervalle.

Un grand écart d'âges entre les enfants

À l’inverse, des enfants de plus de six ou sept ans d’écart connaîtront une évolution différente, notamment du point de vue de leur relation avec leurs parents. Après six ans, les parents changent et évoluent, eux aussi. Ils ont élevé le premier enfant et ont commis des erreurs qu’ils tentent de ne pas reproduire, ce que l’aîné ne comprend pas toujours. Il peut avoir l’impression d’être victime d’une injustice et se sentir délaissé à l’arrivée du bébé, lui qui a pris l’habitude de ne vivre qu’avec ses deux parents. Cependant, un enfant plus âgé aura acquis une plus grande maturité et accueillera probablement son petit frère ou sa petite sœur avec plus de bienveillance et de sérénité.

Y a-t-il un écart d'âges idéal entre les enfants ?

Bien que de nombreux spécialistes s’accordent à dire qu’un écart de quatre ou cinq ans est optimal (l’aîné aura déjà grandi, se sera détaché de ses parents et aura encore suffisamment d’années d’enfance à partager avec le cadet), la réponse est : non, il n’existe pas d’écart idéal. La jalousie est une donnée essentielle et irrémédiable dans une fratrie. Aussi complices soient-ils, les frères et sœurs se comparent, s’évaluent par rapport à l’autre. Toute relation entre frère et sœur se caractérise par des va-et-vient entre bienveillance et rivalité.

Comment gérer des enfants d’âges différents ?

Quel que soit l’écart entre vos enfants, il convient de trouver un équilibre dans la façon de se comporter avec eux.

Il est tout d’abord important de s’adapter aux besoins de chacun et d’avoir des attentes réalistes vis-à-vis de chacun d’eux. Les rituels et habitudes diffèrent selon les âges (l’heure du coucher par exemple) et doivent être respectés pour chaque enfant.

Soyez aussi équitables. À besoins différents, attentions et soins différents. Il est donc essentiel d’agir de manière juste, mais pas similaire et, surtout, d’expliquer à vos enfants ces différences.

  • Le plus petit ne comprend pas pourquoi il doit aller se coucher avant son frère ? Expliquez-lui que ce dernier a aussi eu son tour quelques années auparavant et qu’il ne s’agit pas d’une punition.
  • Votre grand ne comprend pas pourquoi il doit aider davantage ses parents ? Expliquez-lui qu’à son âge, il bénéficie de certains privilèges, mais qu’il a aussi plus de responsabilités.

Votre grande ne comprend pas pourquoi vous passez plus de temps avec son petit frère ? Expliquez-lui qu’il ne s’agit pas de privilège, mais simplement de soins différents, adaptés à chaque âge et qu’elle aussi y a eu droit par le passé.

Quoi qu’il en soit, veillez à bien communiquer et à ne pas faire subir de pression à votre aîné(e) en exigeant de lui qu’il/elle soit un modèle. Sous le poids de cette responsabilité, il/elle pourrait adopter des comportements régressifs, cherchant par ce biais à retrouver lui/elle aussi les privilèges du plus petit. N’hésitez donc pas à mettre en valeur les forces et la place de chacun.