Père Noël, un Belge perdu à New-York ?

Au début du XVIIe siècle, des Wallons et des Hollandais émigrèrent aux États-Unis et fondèrent une colonie appelée Nova Belgica puis New Amsterdam. Quelques années plus tard, un Belge du nom de Pierre Minuit, d’origine tournaisienne, devint le 3e gouverneur de la colonie et acheta le 24 mai 1926, l’île de Manhattan.

En 1664, elle devient New York (dont saint Nicolas était le saint patron).

En quelques décennies, cette coutume du nord de fêter la Saint-Nicolas se répandit aux États-Unis. Pour  les Américains, Sinter Klaas prononcé à l’anglaise devint rapidement Santa Claus, le nom américain du père Noël.

En 1823, un universitaire américain, Clément Clark Moore, imagina pour ses propres enfants un poème avec un saint Nicolas métamorphosé en lutin. Le texte envoyé, bien des années plus tard, par une maire à un journal eut du succès.

En 1883, le personnage sous la forme du lutin et le poème paraissent sous le titre « La nuit d’avant Noël ». La transformation est achevée. Ce titre insiste sur le changement de date : saint Nicolas ne se déplace plus le 6 décembre mais au cours de la nuit de Noël, le saint mitré et crossé est détrôné par un gros gnome ventru. Un bâton remplace la crosse et une toque de fourrure la mitre épiscopale. C’est le père Noël tel que nous le connaissons aujourd’hui. Son image et sa fête seront importées chez nous par les soldats américains lors de la Première Guerre mondiale.