1900 en Belgique, une drôle de Belle Époque

1900 en Belgique, une drôle de Belle Époque

Léopold Ier meurt en 1865, c’est son fils Léopold II qui lui succède.

Grâce à ses charbonnages, la Wallonie est une des régions les plus industrialisées du monde. De nombreux Flamands viennent y travailler. Les Belges exportent leurs produits partout. Les chemins de fer chinois et même le métro de Paris sont construits par des Belges.

Dans nos villes, l’électricité arrive dans les maisons luxueuses. On commence à voir des vélos, quelques voitures et les premiers avions. Pour les gens aisés, c’est la Belle Époque, une époque de luxe et de bien-être. Mais ceux qui sont à la base de ces richesses vivent misérablement.

Par des grèves et des manifestations, souvent réprimées dans le sang, comme à Roux en 1886, les ouvriers vont, petit à petit, arracher des droits et améliorer leurs conditions de vie. Ils créent des syndicats qui les défendent face aux patrons et des mutuelles auxquelles chacun donne un peu d’argent pour aider ceux qui ne peuvent plus travailler. Ils ouvrent aussi des magasins où les marchandises sont vendues au prix le plus bas : les coopératives.

En 1884, une loi interdit aux garçons de moins de 12 ans et aux filles de moins de 14 ans de descendre dans la mine.
En 1889, une nouvelle loi ne permet plus aux patrons de faire travailler plus de douze heures d’affilée.

Le droit de vote, jusqu’alors limité aux plus riches, est élargi à ceux qui ont fait des études… mais la plupart des enfants ne vont pas à l’école !

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