Quels sont les principaux objets qu’on découvre pendant des fouilles ?

Evidemment, les objets varient selon les sites, les régions et les époques. Cependant, à partir de l'époque néolithique, qui correspond à l'apparition de l'agriculture, presque tous les sites livrent des poteries. Les objets en terre cuite représentaient en effet le mobilier de base dans toutes les demeures : c'était l'équivalent de la porcelaine, de la faïence ou de la matière plastique que nous utilisons aujourd'hui.

En général, la poterie étant fragile, les archéologues ne découvrent que des tessons. Mais comme la poterie est différente selon les régions et les époques, elle offre aux chercheurs une foule d'indices très précieux. Grâce à elle, l'archéologue va pouvoir souvent dater un site. Il parviendra aussi à déterminer les modes de vie des hommes qui l'occupaient, leurs relations entre eux, le type de commerce qu'ils pratiquaient, leur alimentation, etc.

Dans les tombes, les poteries qu'on retrouve intactes sont souvent de véritables oeuvres d'art.

À partir du VIe siècle avant Jésus-Christ, en Grèce et en Italie, puis dans le monde gréco-romain, les monnaies se multiplient. Ce sont également des témoins exceptionnels de la vie passée.

Un autre objet souvent mis au jour dans les sites de l'Europe occidentale, à partir de l'époque du fer (vers 1200 avant Jésus-Christ), est la fibule. Il s'agit d'une sorte d'agrafe en forme d'épingle à nourrice ornée d'un cabochon, qui servait à maintenir sur le corps les vêtements drapés.

Quant aux autres objets, ils varient à l'infini. Mais ils sont plus rares ou correspondent à des sites bien déterminés : statues en pierre, en bronze, en terre cuite ; vaisselle souvent en argent ; outils en fer, clefs, bijoux... Et même, sous certains climats, des tissus, des objets en bois et en fibres végétales ont parfois été conservés.