L’Histoire expliquée aux enfants… Comment Champollion a-t-il déchiffré les hiéroglyphes ?

Le terme de "hiéroglyphes", utilisé pour désignés les dessins qui constituent l'écriture égyptienne, remonte à l'Antiquité. Les Egyptiens ont continué d'écrire en hiéroglyphes même après la domination grecque et romaine, mais les auteurs anciens ne nous ont pas transmis le secret de cette écriture.

Pendant des siècles, les savants européens se sont penchés sur ces signes mystérieux sans parvenir à les comprendre. Il fallait non seulement trouver à quelles lettres de notre alphabet correspondaient les dessins, mais encore comprendre ce qu'ils signifiaient dans leur langue.

Ce travail fut l'oeuvre de Jean-François Champollion. Ce savant français, né à Figeac en 1790, eut la chance de pouvoir étudier une pierre sur laquelle étaient inscrits trois textes. L'un, en grec, remontait au IIe siècle avant Jésus-Christ. Un autre texte était écrit en hiéroglyphes. Champollion comprit que le texte en hiéroglyphes était la traduction du texte grec. 

Le premier indice qu'il nota, c'était que certains dessins étaient entourés d'une sorte de cordeappelée le cartoucheChampollion devina qu'il s'agissait de noms royaux. Dans le texte grec, on trouvait justement ceux de Ptolémée et de Cléopâtre. Champollion commença donc à comparer les lettres grecques et les hiéroglyphes. En multipliant les comparaisonscomme s'il déchiffrait un code, il parvint à transcrire une partie des hiéroglyphes. Une fois ce travail terminé, il reconnut la langue dans laquelle était écrit le texte égyptien : il s'agissait de l'ancêtre du copte, la langue des chrétiens de l'Egypte. Champollion la connaissait parfaitement.

Cette pierre "miraculeuse" qui permit de percer le secret des hiéroglyphes avait été trouvée en Egypte, dans la ville de Rosette, par les soldats de Bonaparte qui menaient là-bas une expédition à la fin du XVIIIe siècle. C'est pourquoi elle est devenue célèbre sous le nom de "pierre de Rosette".