L’écriture inclusive un atout ou une difficulté supplémentaire pour vos enfants ?

La langue française est-elle encore une fois violentée par l’arrivée de l’écriture inclusive ?

La querelle de la féminisation des mots est-elle due au caractère machiste de nos sociétés ou résulte-t-elle du simple fait qu’en français le genre neutre n’existe pas?

En français, des féminins et des masculins ne sont-il pas purement grammaticaux et nullement sexuels ?
J’en veux pour preuve les exemples suivants: un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue, une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille. De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie.

Certains substantifs ne se sont-il pas féminisés naturellement et d’autres pas ?

L’usage n’est-il pas le seul guide ?
Une langue ne bouge-t-elle pas par la simple alliance de la logique et du tâtonnement ? Le tout n’est-il pas fruit de la lenteur des siècles et non de l’opportunisme des politiques.

Les politiques, chez lesquels l’égalité des sexes ne progresse pas comme dans les autres métiers, n’ont-ils pas choisi, en torturant la grammaire, de faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes…
L’Académie française a-t-elle raison, lors de sa séance du 26 octobre 2017, de déclarer à propos de l’écriture inclusive: « La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs. »