Il faut rapidement promouvoir l’enseignement de l’arabe dans les écoles

Abdelkrim Benatiq, Ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Marocains résidant à l'étranger et des affaires de la migration, a tenu, vendredi à Bruxelles, une série de rencontres avec des responsables politiques belges consacrées à l'examen des préoccupations de la communauté marocaine et à la coopération avec la Belgique, indique le quotidien marocain Le Matin. 

Parmi les interlocuteurs belges, Sven Gatz, ministre flamand de la Culture et de Bruxelles, André Flahaut, ministre du Budget en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) mais aussi Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles.

Dans le cadre de ces échanges bilatéraux, André Flahaut a souligné l'importance de préserver la culture et l'identité de la communauté marocaine en Belgique. Il a également souligné la nécessité de promouvoir rapidement l'enseignement de la langue arabe dans les écoles de la FWB.

"C'est une question de respect et un pas de plus vers le vivre-ensemble", a expliqué l'ancien président de la Chambre sur Twitter

Une proposition qui a déclenché un tollé général sur les réseaux sociaux.

"Il est évident qu'ils n'ont pas encore suffisamment saccagé l'enseignement. Apprendre le néerlandais, l'anglais ou l'allemand doit être moins important... Une déclaration populiste aux relents électoraux. Ils ont abandonné les ouvriers au profit du communautarisme", a notamment réagi Georges-Louis Bouchez, chef de file du MR montois et délégué général du parti libéral.

"La sortie de Flahaut sur l'enseignement de l'arabe est inadmissible, cela ne pourrait que encourager le communautarisme. Parfois on se dit que le PS apprend quelque chose, mais non en fait, l'intégration de certains n'est pas assez ratée?", a renchéri Alain Destexhe, sénateur MR.

Ce n'est pas la première fois qu'un élu socialiste crée la polémique en lançant des propositions de ce genre. Catherine Moureaux (PS), elle, avait avancé l'idée, il y a quelques temps, d'un cours d'histoire selon les origines de l'élève, avant de se rétracter.