Les archéologues ont-ils découvert des peuples inconnus ?

Le grand mérite de l'archéologie a justement été de révéler des peuples et des civilisations, soit totalement inconnus, soit à peine évoqués par quelques allusions trouvées dans des textes anciens. Lorsque l'archéologue allemand Schliemann entreprit les fouilles des villes de Troie et de Mycènes, on ne connaissait rien de l'histoire de la Grèce avant le 1er millénaire avant Jésus-Christ : c'est toute la civilisation appelée mycénienne, surtout connue par les récits légendaires grecs, qui a été ainsi mise en lumière.

De son côté, l'Anglais sir Arthur Evans a commencé dès 1900 à ressusciter la civilisation de la Crète à l'époque minoenne, au IIe millénaire avant Jésus-Christ.

L'Egypte des pharaons elle-même était à peine connue à travers les témoignages des historiens grecs qui ne nous parlaient que de la fin de cette grande civilisation. Il a fallu toutes les fouilles entreprises au siècle dernier, et surtout le déchiffrement des hiéroglyphes par le savant français Champolion, pour qu'on découvre réellement l'une des plus prestigieuses civilisations de l'Antiquité.

Par ailleurs, certaines civilisations pourtant très importantes n'ont été révélées que par la fouille archéologique. C'est en particulier le cas des Sumériens qui, au IVe millénaire avant Jésus-Christ, ont inventé les bases de la civilisation occidentale.

C'est aussi le cas de la civilisation dite de l'Indus, qui se développa sur les bords de ce fleuve au Pakistan deux millénaires avant notre ère. 

C'est encore le cas de certaines civilisations de l'Amérique comme celles des Mayas et des Olmèques, qui débutent également au IIe millénaire avant notre ère.

Toutes ces civilisations ne nous sont connues que grâce aux travaux des archéologues.